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Quand une plante répond aux bols, petite histoire de vibrations.

  • Photo du rédacteur: Alessandra Cossu
    Alessandra Cossu
  • 11 janv.
  • 3 min de lecture

Avant de partager avec vous cette petite histoire de vibrations, je tiens à remercier chaleureusement Julien Delaval d’avoir imaginé et mené cette expérience avec sensibilité et rigueur, en mettant des mots et des mesures sur ce que nous ressentons parfois sans pouvoir l’expliquer.


Merci également aux participantes et participants de la séance du 11 décembre 2025 pour leur présence ouverte et attentive, ainsi qu’à Laurence Juthy, amie et collègue, dont la voix a accompagné le bain sonore et enrichi ce dialogue subtil entre le son, le vivant et l’espace.


Alessandra, Poetic Yoga


Il y a des expériences qui viennent poser des images sur ce que l’on ressent déjà confusément, et celle-ci en fait partie.
Que se passe-t-il dans une plante quand elle est entourée par les sons des bols ?

Une séance très simple, et pourtant…


Le dispositif est assez sobre : un Spathiphyllum, sept bols de  cristal alchime, un groupe de participants curieux et ouverts, et un appareil qui mesure l’activité électrique de la plante.


Ces minuscules variations électriques sont transformées en sons. Autrement dit : on écoute la plante comme on écouterait un musicien. Lors de la séance avec les bols, nous avons entendu en direct une « musique » inhabituellement riche, notamment dans les graves (les sons profonds). Le lendemain matin, même plante, même durée d’enregistrement, mais cette fois sans aucun stimuli sonore autour : pas de bols, pas de musique.


Deux paysages sonores.

Les deux enregistrements ont été transformés en spectrogrammes (des « photos » du son, où l’on voit les différentes fréquences au fil du temps). En haut : l’activité de la plante pendant les bols. En bas : l’activité de la même plante sans aucun son externe.


Ce que l’on observe : avec les bols, de nombreux pics d’énergie : la plante « joue » de nombreuses notes. Une belle richesse d’harmoniques. Une forte présence dans les basses fréquences. Le spectre est dense, vibrant, presque tissé de vert et de jaune.


Sans les bols, moins de pics, moins d’harmoniques.Très peu de graves. Des zones avec quasiment aucune activité. La plante est là, mais son « chant » est plus discret, plus simple.


Ce que cela nous suggère dans cette première comparaison : la conclusion est claire :


La plante réagit aux vibrations sonores des bols.Les plantes n’ont pas d’oreilles, mais elles perçoivent les vibrations mécaniques.

Ici, cela se traduit par une activité électrique nettement plus riche en présence des bols, notamment dans les graves.


Est-ce que cela veut dire qu’elle « aime » les bols ?


Pour valider scientifiquement cette réponse, il faudrait refaire l’expérience, changer de plante et varier les sons… Mais cette première observation est déjà très intrigante.

Quand le son devient un pont avec le vivant, ce qui est peut-être le plus touchant, ce n’est pas seulement le résultat, mais aussi le dialogue qu’il révèle.


Pendant la séance: les bols vibrent, nos corps résonnent et la plante, elle aussi, modifie son activité. Nous ne sommes plus seuls à « pratiquer ». La plante devient, elle aussi, un instrument, avec sa propre façon de répondre et d’entrer dans le concert.

Cette expérience nous rappelle que chaque son, chaque souffle, ne s’arrête pas à la limite de notre peau : il traverse l’espace, les objets, les plantes, et le vivant répond, parfois de manière mesurable.


Entre mesure et émerveillement.


Non, cette expérience ne suffit pas à prouver que les plantes adorent les bains de son cristallin, mais elle nous ouvre un espace précieux entre rigueur et poésie: observer, mesurer, comparer ;et en même temps, s’émerveiller de cette intelligence diffuse du vivant.


Si tu te sens appelé(e) à explorer cela chez toi, il existe aujourd’hui des dispositifs qui permettent d’écouter la musique des plantes. Ils transforment, eux aussi, l’activité électrique en sons et offrent un beau cadre à la méditation partagée.



Article et exeperience: Julien Deval, Lausanne CH



 
 
 

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