Faire de la place. Accueillir un nouveau cycle.

De retour d’un voyage extraordinaire en Égypte, riche de rencontres humaines, de moments suspendus auprès des dauphins sauvages et d’une immersion profonde dans la beauté de la nature, le contraste avec l’automne est saisissant.
Quitter la lumière éclatante de l’Égypte, la chaleur du soleil, l’immensité bleue de la mer Rouge, pour retrouver le vent, les journées qui raccourcissent et cette lumière plus discrète qui annonce l’hiver…

Le changement ne se fait pas sans une certaine nostalgie.
Et pourtant, chaque saison a sa beauté, son rythme, sa raison d’être.
Ce voyage m’a d’ailleurs rappelé une réflexion que j’avais déjà partagée dans un article de mon blog en 2025, que je vous invite à (re)découvrir ici : Lien vers l’article.
Il y a quelque chose de fascinant dans la manière dont les arbres se séparent de leurs feuilles. Ce qui pourrait nous apparaître comme une perte est, en réalité, une remarquable stratégie du vivant.
Avant l’hiver, les arbres récupèrent une partie des nutriments contenus dans leurs feuilles. La chlorophylle se dégrade, révélant les magnifiques couleurs de l’automne. Puis les feuilles tombent, permettant à l’arbre d’économiser ses ressources pour traverser la saison froide.
Ce n’est ni un abandon ni une fin. C’est une étape essentielle d’un cycle naturel.
Un podcast de Mel Robbins m’a récemment invitée à observer ce phénomène autrement, à prendre le temps de marcher dans la nature et de contempler cette intelligence silencieuse du vivant.
Et si nous avions, nous aussi, besoin de laisser tomber certaines choses pour permettre à d’autres d’émerger ?
Dans la tradition chinoise, l’automne est associé à l’élément Métal, symbole de discernement, d’intégrité et de lâcher-prise. Associé au Poumon et au souffle, il nous rappelle cette alternance fondamentale : inspirer et expirer, accueillir et relâcher.
Le Métal, également présent dans mon signe astrologique chinois, m’inspire particulièrement. Il nous invite à reconnaître l’essentiel, à rester fidèles à nos valeurs sans nous enfermer dans la rigidité.
Dans le cycle des cinq éléments, le Métal engendre l’Eau, symbole de profondeur, de repos et de régénération.
La solidité du Métal et la fluidité de l’Eau. Être profondément ancrés dans nos valeurs, tout en restant ouverts au mouvement de la vie.
Slow down. Let it go. Make room.
Mais comment ralentir dans un monde qui sollicite constamment notre attention ?
J’ai récemment décidé de suspendre ma présence sur les réseaux sociaux pour une durée indéterminée. Et quelle étrange sensation que de prendre son téléphone sans scroller !
Ce geste, devenu presque inconscient, servait à s’informer, à partager, à communiquer. Mais il pouvait aussi devenir hypnotique, absorbant silencieusement un temps précieux.
Et si nous retrouvions le plaisir de ne rien faire ?
Car c’est souvent dans ces espaces apparemment vides que naissent les intuitions, l’inspiration, la créativité.
Faire de la place, ce n’est pas créer un vide. C’est permettre à la vie de circuler autrement.
Cette réflexion nourrit également ma manière de pratiquer et de transmettre le yoga, que je souhaite faire évoluer vers davantage d’écoute, de liberté et de présence.
Moins de formes à atteindre, davantage d’espace pour ressentir. Le sound healing y occupe une place de plus en plus essentielle. Je le ressens comme un pont entre les essences des êtres, un langage au-delà des mots, où les vibrations, le silence et la présence ouvrent un espace de rencontre profonde.
Peut-être n’avons-nous pas toujours besoin de comprendre, de chercher ou de provoquer.
Certaines choses arrivent lorsque nous sommes prêts à les accueillir. Ni avant. Ni après.
Rester le cœur ouvert, ce n’est pas tout accepter. C’est être alignés avec nos valeurs, tout en laissant de la place à l’inattendu.
Être comme l’eau. Fluide, capable de contourner les obstacles sans perdre sa nature. Accepter de changer de direction sans se sentir perdu.
La méditation nous enseigne justement cela : observer sans intervenir, écouter sans chercher immédiatement une réponse, laisser les choses mûrir à leur rythme.
Comme les arbres, nous traversons des saisons intérieures. Il y a des moments pour fleurir, d’autres pour nous dépouiller.
Des moments pour agir, d’autres pour simplement être.
Et si ralentir n’était pas faire moins, mais vivre davantage en accord avec ce qui compte vraiment ? Alors, marchons. Observons. Respirons. Laissons tomber quelques feuilles.
Sans chercher immédiatement à les remplacer. Let life flow.
Et vous ? Qu’aimeriez-vous laisser partir aujourd’hui pour faire de la place à quelque chose de nouveau ?
Pour continuer à cheminer ensemble, retrouvez mon agenda : notre cercle intime du mercredi, qui se poursuit sur invitation ou par le bouche-à-oreille, les collaborations avec Vanessa Moubarak et Yoga Flame, et d’autres rencontres inattendues à venir, ainsi que nos bains sonores mensuels de la pleine lune…
Avec amour et gratitude,
Alessandra 🤍




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